En agriculture comme au jardin, certaines plantes s’entraident, d’autres se gênent.
Les cultures associées, aussi appelées cultures compagnonnes, reposent sur ce principe d’équilibre naturel : faire pousser côte à côte des espèces qui se complètent pour favoriser la croissance, limiter les maladies et améliorer la fertilité du sol.
Qu’est-ce qu’une culture associée ?
Une culture associée consiste à planter plusieurs espèces ensemble de manière à créer une interaction bénéfique. Cette pratique ancestrale, remise au goût du jour par la permaculture et l’agroécologie, vise à imiter les écosystèmes naturels où chaque plante joue un rôle.
Certaines plantes repoussent les ravageurs, d’autres enrichissent le sol, tandis que d’autres encore apportent ombrage ou soutien à leurs voisines.
Les avantages des cultures associées
Amélioration des rendements : meilleure utilisation de l’espace et des ressources (lumière, eau, nutriments).
Réduction des maladies : certaines plantes éloignent naturellement les parasites ou brisent les cycles de propagation.
Fertilité naturelle du sol : les légumineuses, par exemple, fixent l’azote bénéfique aux autres plantes.
Biodiversité accrue : plus d’espèces, plus de pollinisateurs et un équilibre durable.
Moins d’intrants chimiques : une agriculture plus respectueuse et plus autonome.
Exemples de bonnes associations
1. Tomate & Basilic
L’une des associations les plus célèbres ! Le basilic repousse les mouches blanches et rehausse le goût des tomates.
Ensemble, elles forment un duo aromatique et protecteur.
2. Carotte & Poireau
Le poireau éloigne la mouche de la carotte, et inversement ! Un vrai exemple de symbiose entre légumes-racines et légumes-feuilles.
3. Maïs, Haricot & Courge (la “milpa”)
Héritée des traditions mésoaméricaines, cette combinaison est un modèle d’équilibre : le maïs sert de tuteur au haricot, le haricot enrichit le sol en azote, et la courge couvre le sol pour conserver l’humidité.
4. Chou & Capucine
La capucine attire les pucerons et détourne ainsi les attaques du chou.
En plus, elle apporte une touche colorée au potager !
Les associations à éviter
Certaines plantes, au contraire, se concurrencent ou se gênent.
Par exemple :
La tomate et la pomme de terre : sensibles aux mêmes maladies (mildiou).
Le chou et la fraise : concurrence pour les nutriments.
L’oignon et les légumineuses : incompatibilité chimique dans le sol.
Cultures associées et durabilité
En combinant les bonnes espèces, les cultures associées participent à une agriculture durable : moins de traitements, plus de résilience et une meilleure adaptation au changement climatique.
Cette méthode permet aussi de diversifier les récoltes et de mieux utiliser chaque mètre carré de terre cultivée — un atout majeur pour les particuliers comme pour les professionnels.
Les cultures associées ne sont pas seulement une technique : c’est une philosophie de culture basée sur la coopération plutôt que la compétition.
En observant la nature et en favorisant les synergies, on obtient des potagers plus sains, plus productifs et plus harmonieux.
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